HOME BIOGRAPHY CRITIQUE GALLERY CONTACTS
Share on Facebook Share on Twitter Share on Google Bookmarks Share via e-mail Print

Entre figuration et abstraction, manifestation lumineuse et résistance de l’ombre, les oeuvres de Simov gardent leur mystère de germination et de fermentation.

Cette peinture accueille le regard jusqu’au recueillement dans le silence mais aussi le secoue par la violence sensuelle des formes turgescentes ou féminines. Existe une place pour l’interrogation et un voyage fascinant à travers les manifestations d’une force qui se répercute de tableaux en tableaux.

Simov prouve une énergie et une force qui va. Celle de la passion indéfectible dans une peinture qui à la fois déflore, fait jaillir tout en gardant ses mystères. Sa force passe par l’expression de la puissance du corps comme du végétal et du tellurique en divers type d’épanouissements « floraux » métaphores de la vie et de la peinture Ce que les peintres depuis le Quattrocento et la Renaissance ont fait sourdre, ce que la peinture surréaliste a repris trouve là une manifestation expressive en un travail d’échange entre la terre et le ciel, entre le minéral et la lumière, et par la création de présences vivantes en un brassage des éléments vitaux dont la femme devient l’image absolue Ce travail explose à la surface, se diffuse, rayonne et restitue au monde sa lumière à travers les couleurs et les formes en leur genèse et leur circulation. Parfois tout se contracte pour percer, parfois s’épanouit. Des calices se dilatent, s’élargissent en pétales.

La peinture porte les mouvements et les flux d’une force qui ne ménage jamais ses manifestations et chemine en surface, s’écoule, s’étend, s’épanche entre des reliefs, et investit l’espace dans une grande variété d’accentuations. Il existe sans doute des clefs données par l’artiste, celle des peintres qui ont pu l’inspirer, de la poésie qui l’accompagne, des musiques qu’il écoute et dont il suit la pente vers un monde composé de flux, de vagues d’intensité. Reste la force et la fluidité mouvementée qui ne cessent de progresser.


Jean-Paul Gavard-Perret,

critique d'art contemporain et maître de conférences en communication à l´Université de Savoie,

France

7 mars 2018

Faire monde de tous les flux – George Simov